mardi 4 novembre 2008
Gwëll.
Gwëll était la seconde fille de la Matriarche. A ce titre elle n'était pas tenue de porter les robes de dentelles et de respecter en tout point l'étiquette du Palais. On accordait généralement une liberté plus grande aux cadets qu'aux aînés, et cette généralité était d'autant plus marquée dans la famille régnante, aussi Gwëll avait-elle pu mené jusqu'à ses douze printemps l'existence qui lui plaisait puis rejoindre les Amazones pour suivre leur instructions. Les Amazones formaient la garde d'élite de la Matriarche et de sa lignée, elles étaient choisie chaque année parmi les fillettes atteignant leur onzième printemps et commençaient leur formation l'année suivante. Gwëll avait toujours eu une certaine admiration pour ces jeunes femmes qui avaient toujours veillé sur elle et elle avait une fois, étant enfant, déclarée qu'elle était prête à renoncer à sa poitrine pour devenir Amazone. Elle avait huit printemps à peine et venait d'entendre une légende sur l'origine des Amazones, sa remarque avait entraîné un moment de stupeur chez les dames de la bonne société et un froncement de sourcils de la part de sa Mère, jusqu'à ce que sa sœur en tire un mot d'esprit et fasse rire l'assemblée. A présent elle ne céderait plus aussi volontiers l'arrondi voluptueux de sa poitrine et par chance les Amazones restaient entières depuis des siècles à présent.
La jeune fille sourit au souvenir de ses déclarations enfantines. Elle redressa la tête, laissa la masse sombre de ses cheveux s'étendre autour d'elle et reprit le fil de ses pensées. Cela faisait à présent qu'elle partageait la vie des jeunes guerrières et la vie de palais lui paraissait des plus haïssables. Elle pensa à sa sœur qui du jour de ses seize printemps était entrée à la Cour et avait alors laissé derrière elle toute son enfance, désormais ses robes de voiles largement fendues laissaient voir l'excès de rondeurs qui était alors à la mode au Palais. Cette apparence lui faisait horreur et elle préférait de loin son corps musclé et encore légèrement masculin qui accentuait ses courbes féminines. Elle secoua la tête, faisant virevolter une myriade de goutelettes qui retombèrent dans l'eau avec un éclat cristallin. Qu'elle le veuille ou non à présent elle devrait se plier aux règles du Palais jusqu'à la Cérémonie. Cette perspective ne l'enchantait guère mais elle ne pouvait y échapper, traîner des heures dans la salle d'eau était déjà un luxe que la Matriarche ne tolérerait plus à partir du lendemain. Elle jouissait donc de ses derniers instants de liberté avant longtemps. Elle soupira, quitta les marches et fit quelques pas dans le bassin, la chaleur de l'eau était toujours agréable mais la peau de ses doigts commençait à flétrir et il s'agissait d'être impeccable lorsqu'elle sortirait de sa chambre. Elle quitta donc le liquide accueillant et reprit pieds sur la mosaïque, dédaignant les miroirs elle retourna se poster sous le jet d'eau froide qui avait repris à son approche. Son corps réagit délicieusement à l'eau froide, se réveilla au contact de la fraîcheur, elle renversa la tête pour offrir son visage au choc de l'eau sous pression avant d'abandonner la douche qui s'éteignit à nouveau lorsqu'elle s'en éloigna. D'amples serviettes moelleuses avaient été mises à sa disposition et elle s'y enveloppa avec plaisir, profitant d'un confort dont elle ne profitait guère dans sa vie quotidienne, encore trempée elle retourna dans sa chambre pour profiter de la chaleur du soleil de midi qui inondait la pièce. Elle claqua des mains et aussitôt une bande joyeuse de servantes, plus jeunes que les précédentes, accouru pour l'aider à enfiler les vêtements d'atour.
La jeune fille sourit au souvenir de ses déclarations enfantines. Elle redressa la tête, laissa la masse sombre de ses cheveux s'étendre autour d'elle et reprit le fil de ses pensées. Cela faisait à présent qu'elle partageait la vie des jeunes guerrières et la vie de palais lui paraissait des plus haïssables. Elle pensa à sa sœur qui du jour de ses seize printemps était entrée à la Cour et avait alors laissé derrière elle toute son enfance, désormais ses robes de voiles largement fendues laissaient voir l'excès de rondeurs qui était alors à la mode au Palais. Cette apparence lui faisait horreur et elle préférait de loin son corps musclé et encore légèrement masculin qui accentuait ses courbes féminines. Elle secoua la tête, faisant virevolter une myriade de goutelettes qui retombèrent dans l'eau avec un éclat cristallin. Qu'elle le veuille ou non à présent elle devrait se plier aux règles du Palais jusqu'à la Cérémonie. Cette perspective ne l'enchantait guère mais elle ne pouvait y échapper, traîner des heures dans la salle d'eau était déjà un luxe que la Matriarche ne tolérerait plus à partir du lendemain. Elle jouissait donc de ses derniers instants de liberté avant longtemps. Elle soupira, quitta les marches et fit quelques pas dans le bassin, la chaleur de l'eau était toujours agréable mais la peau de ses doigts commençait à flétrir et il s'agissait d'être impeccable lorsqu'elle sortirait de sa chambre. Elle quitta donc le liquide accueillant et reprit pieds sur la mosaïque, dédaignant les miroirs elle retourna se poster sous le jet d'eau froide qui avait repris à son approche. Son corps réagit délicieusement à l'eau froide, se réveilla au contact de la fraîcheur, elle renversa la tête pour offrir son visage au choc de l'eau sous pression avant d'abandonner la douche qui s'éteignit à nouveau lorsqu'elle s'en éloigna. D'amples serviettes moelleuses avaient été mises à sa disposition et elle s'y enveloppa avec plaisir, profitant d'un confort dont elle ne profitait guère dans sa vie quotidienne, encore trempée elle retourna dans sa chambre pour profiter de la chaleur du soleil de midi qui inondait la pièce. Elle claqua des mains et aussitôt une bande joyeuse de servantes, plus jeunes que les précédentes, accouru pour l'aider à enfiler les vêtements d'atour.
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